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La coupe en diagonale, la seule cote qui compte vraiment
La longueur qui figure dans le nom de la machine est celle d'une coupe droite. Pour une coupe à 45°, le premier réflexe est de diviser par 1,41 — la diagonale d'un carré. Le calcul donne le bon ordre de grandeur, mais il est toujours trop généreux : la capacité réelle est de 420 mm chez Bellota pour un rail de 610 quand le calcul dit 433, de 900 mm chez Rubi pour 1 300 quand il dit 922, de 460 chez Sigma pour 660 quand il dit 468. L'écart va de 1 à 2 cm, et c'est la marge dont le carreau a besoin pour être présenté contre la butée. Cherchez donc la capacité diagonale annoncée pour la référence exacte, et ne gardez le calcul que faute de mieux.
Le piège : Une annonce qui promet « idéal pour le 60 × 60 » avec 630 mm de rail dit vrai pour la coupe droite, et faux dès qu'on parle de diagonale.
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L'épaisseur maximale, et son plancher
Les plages annoncées vont de 3 à 21 mm selon les modèles. Le plafond exclut les dalles épaisses ; le plancher, lui, est souvent oublié : une machine annoncée de 6 à 15 mm n'est pas faite pour une faïence de 5 mm, qui se fend au lieu de casser net. C'est aussi la caractéristique que les vendeurs affichent le moins, alors qu'elle sépare deux machines au même prix : le Sigma 2B3 accepte 19 mm, un Rubi HIT à 280 € s'arrête à 15.
Le piège : Un grès cérame de sol courant fait 9 à 10 mm : une carrelette limitée à 10 mm travaille alors à sa limite haute, pas dans son confort.
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La force de séparation
C'est l'effort que la machine peut appliquer pour casser le carreau après gravure : 800 kg sur les Rubi HIT, 1 500 kg sur la TK-1300. Plus le carreau est dur, épais ou rectifié — un carreau dont les bords ont été usinés après cuisson, plus dense et plus serré —, plus il faut de force pour que la rupture suive le trait au lieu de partir en oblique. C'est aussi le chiffre le plus difficile à obtenir : Sigma ne le donne pour aucun modèle de sa Serie Tecnica, wolfcraft pour aucun de ses TC, et Bellota en annonce deux valeurs différentes.
Le piège : Méfiez-vous des conversions douteuses : on voit passer des « puissances de rupture de 0,794 kg », qui sont des livres laissées en l'état. Un ordre de grandeur en dessous de 100 kg n'a aucun sens sur une carrelette.
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La molette : diamètre, matière, disponibilité
La molette est le seul consommable de la machine. Les diamètres vont de 6 à 22 mm : les petits conviennent à la faïence et aux carreaux fins, les grands au grès cérame dur, qui demande une entaille plus profonde. Notez aussi l'alésage — 6,1 mm sur le wolfcraft TC 600 — car c'est lui, et pas seulement le diamètre, qui détermine la pièce de rechange qui ira.
Le piège : Une molette usée ne se voit pas à l'œil nu. Elle se repère au son — la gravure devient irrégulière — et aux ruptures qui commencent à dévier.
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La rigidité de la base et du rail
Sur un grand format, la rupture ne se joue pas à la molette mais au maintien : si la base fléchit ou si le carreau bascule, la cassure part en biais. Les modèles sérieux ajoutent des tables flottantes, des bras latéraux réglables ou des élargisseurs clipsables. Regardez aussi le diamètre des guides : 20 mm d'acier chromé rectifié sur les Rubi HIT, c'est ce qui empêche la tête de vibrer en fin de course.
Le piège : Une base aluminium coûte plus cher qu'une base acier mais se transporte tous les jours ; une base bois est stable en atelier et craint l'eau de lavage des joints.
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La butée d'angle et la règle graduée
C'est ce qui transforme une coupe en série en travail répétable : on règle une fois, on enchaîne. Une butée réglable à 45° évite de retracer chaque carreau d'un rang posé en diagonale. Vérifiez sa plage utile : 50 à 155 mm sur le wolfcraft TC 600, une butée latérale de 30 cm pivotante de 45 à 90° sur la Rubi TK.
Le piège : Une règle graduée en pouces, ce qui arrive sur les machines importées, oblige à convertir chaque cote. Détail agaçant, mais quotidien.
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Le guidage : des roulements plutôt qu'un laser
La fluidité de la tête coulissante décide de la régularité de la gravure. Roulements à billes et rails chromés ou rectifiés valent nettement mieux qu'un argument lumineux : ce qui donne la précision, c'est la butée et un carreau présenté d'équerre.
Le piège : Le laser projeté se lit mal sur un carreau brillant, et il ne corrige rien si le carreau n'est pas plaqué contre la butée.